L'EMPLOI EN 2008 : DERNIERS RECORDS AVANT LA CRISE

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En 2008, le BTP a fait travailler 1 642 500 salariés, intérim compris, soit un niveau record. Mais cette performance ne se répétera pas en 2009, année au cours de laquelle le secteur sera à son tour destructeur d’emplois : 45 000 sont menacés, dont 15 000 intérimaires. Le bâtiment comme les travaux publics seront touchés, quelles que soient les hypothèses du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

A la fin du troisième trimestre 2008, l’emploi salarié permanent avait encore augmenté dans la construction, dépassant la barre mythique du million et demi (+1,4% en neuf mois et +2,3% sur un an), chiffre réalisé aux deux tiers par le bâtiment. En revanche, l’intérim, qui avait continué d’augmenter en 2007 (+4,9%) et atteignant les 150 000 unités, a servi de variable d’ajustement dès les premiers signes de ralentissement : en septembre, l’Unedic notait une baisse de 1,4% dans la construction, soit 1 860 emplois intérimaires en moins. La FNTP, elle, a indiqué que les heures faites par les intérimaires avaient chuté de 10% entre les fins septembre 2007 et 2008.

 

45 000 c’est le nombre de postes qui pourraient  être détruits en 2009 dans la construction, selon le Meedat.
De 1 499 000 en 2008, les emplois salariés permanents tomberaient entre 1 458 000 et 1 481 000, selon l’hypothèse basse ou haute. L’intérim se rétracterait aussi, passant de 143 500 équivalents salariés en 2008 à un niveau compris entre 125 000 et 132 000 en 2009.
Le Moniteur spécial 10 000 entreprises- Décembre 2008