DIDIER RIDORET, président de la FFB

« Préserver les marges »


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« Les chefs d’entreprises doivent gérer avec une très grande rigueur. Cela signifie bien maîtriser les frais généraux, et adapter l’outil de production aux volumes de commandes.
Ce serait suicidaire de maintenir ses parts de marché en cassant les prix au détriment des marges. Même si je sais bien que pendant les années fastes, beaucoup ont investi dans leur outil de production en ouvrant des hangars, des dépôts et des showrooms…, et qu’il faut les rentabiliser.
Le logement privé neuf va baisser. Mais le bâtiment, c’est aussi du logement social et de l’amélioration-entretien. Le premier se développe – on annonce 120 000 logements sociaux – et le second semble tourner normalement.
Les entreprises qui ne le font pas doivent s’y intéresser. D’autant que l’on peut espérer que le Grenelle génère des travaux. Il faut aussi pratiquer une politique de l’offre, et se tourner vers des contrats de partenariat et des BEA, qui sont à la portée des entreprises moyennes.
Enfin, dans la mesure où il y a moins de pression sur les chantiers, il faut en profiter pour former notre personnel, afin d’éviter ce qui s’est passé dans les années quatre-vingt-dix : une fois sortis de la crise, nous avons eu énormément de mal à reconstituer les équipes. Essayons donc de maintenir l’emploi. A très court terme, il faut se rapprocher des banques en cas de difficulté. Malgré les annonces du gouvernement, il va encore y avoir des moments difficiles à passer. Il faut que les banques mettent le plus rapidement possible en œuvre les mesures en faveur des PME. J’ajoute que nous devons tous être très vigilants sur la communication et éviter le catastrophisme. Gardons notre sang froid.»

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