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Koné se tourne vers la gent féminine pour embaucher sur un métier en tension : la maintenance en ascenseurs. La filiale française du groupe finlandais, spécialisée notamment dans les ascenseurs et les escaliers mécaniques, lance en effet une action de formation - recrutement en alternance dédiée aux femmes.
« Il y a quelques années, nous avons commencé à recruter incidemment quelques femmes dans ce secteur très masculin, raconte Béatrice Bretegnier, directrice du personnel de Koné Sud-Est. La maintenance en ascenseurs n’exige en effet pas de travail en force. Nous nous sommes ainsi aperçus que les femmes possèdent un certain nombre d’atouts. »
Former avant de recruter
Or, sur près de 2 800 techniciens en France, seules cinq femmes exercent chez Koné. Car dans sa quête de salariés, l’entreprise se heurte régulièrement à un écueil. « Le principal problème, c’est qu’elles ne possèdent pas la formation nécessaire, les prérequis à une embauche », analyse la directrice. Au terme de travaux menés avec des partenaires comme le Greta (pôle de formation des adultes de l’Education nationale), les Assedic et l’ANPE, Koné trouve alors la solution : former avant de recruter. Des opérations de présélection actuellement battent leur plein. Il s’agit d’atteindre un minimum de huit à dix femmes remplissant l’ensemble des critères. A savoir un bon contact, un certain sens pratique et le goût pour la technique… Un ensemble sinon de compétences, de différentes qualités.
Les personnes retenues suivront, dès septembre prochain, une formation de « mise à niveau technique » de deux mois au sein du lycée des Eucalyptus de Nice. La suite ? Un an en alternance dans l’entreprise en contrat de professionnalisation, puis la délivrance du CQP (certificat de qualification professionnel) d’agent de maintenance en ascenseurs. Une première en France, selon Béatrice Bretegnier.
« Cette opération pilote s’inscrit en outre dans la logique de notre accord égalité hommes femmes signé en 2007 », souligne-t-elle. Koné s’est engagée à recruter quatre diplômées dans la direction régionale de Côte d’Azur. Pas davantage ? « Il n’est pas possible pour tout le monde d’intégrer des femmes dans ce milieu. C’est une opération pilote, et nous souhaitons que cela se passe bien. »
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